


Ouvertures
Revue du C.É.I.N.R.
Entre la page blanche et la publication, il y a un acte de foi discret : croire qu’une parole mérite d’être dite et qu’un autre pourra la recevoir.
La revue Ouvertures publie des articles originaux soumis à évaluation par les pairs. Elle accueille des contributions en français sur les thèmes suivants : théologie fondamentale et pratique, psychanalyse et religion, anthropologie du croire, philosophie de la religion, spiritualités contemporaines.
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Ligne éditoriale
Comment croire ?
Les sociétés contemporaines se pensent volontiers sorties de l'âge des croyances. La science, la technique et l'organisation rationnelle du monde auraient remplacé les anciens récits religieux. Pourtant, l'expérience humaine montre autre chose : le croire ne disparaît pas. Il se transforme.
La question n'est donc plus seulement quoi croire, mais comment croire.
Ouvertures explore les formes contemporaines du croire là où elles se manifestent : dans les traditions religieuses, dans les pratiques de soin, dans les imaginaires culturels, dans les discours scientifiques, dans les transformations de la subjectivité.
À la croisée de la théologie, de la psychanalyse, de la philosophie et des sciences humaines, la revue cherche à comprendre comment la parole humaine continue d'ouvrir un espace de sens dans un monde qui la sollicite et la menace tout à la fois.
Car croire ne signifie pas seulement adhérer à une doctrine. Croire engage une parole.
Parler, c'est croire : croire qu'un autre peut entendre, recevoir et répondre.
C'est ce lieu — là où la parole engage le sujet et ouvre une relation — que la revue Ouvertures se propose d'explorer.


Articles publiés

Appel à contribution
Volume 7- Pratiques d'accompagnement : paroles, soins et expériences spirituelles
Dans les sociétés contemporaines, les pratiques d’accompagnement occupent une place croissante dans les domaines du soin, de l’éducation et de l’intervention sociale. Pourtant, leur sens demeure souvent incertain. Entre dispositifs institutionnels, attentes sociales et expériences singulières des sujets, l’accompagnement se situe à la croisée de plusieurs traditions de pensée et de pratiques.
Accompagner ne signifie pas seulement soutenir ou guider. Accompagner, c’est d’abord ouvrir un espace où une parole peut advenir et être reçue.
Dans les champs de la théologie et de la psychanalyse, l’accompagnement s’est développé comme une véritable praxis de l’écoute, attentive à la parole des sujets et aux conditions de son émergence. Il ne s’agit pas seulement d’apporter une aide ou un soutien, mais de créer un lieu où la parole peut se risquer, se transformer et trouver une adresse.
À l’heure où les pratiques de soin et d’écoute sont parfois soumises à des logiques de standardisation et de gestion, l’accompagnement peut apparaître comme un espace privilégié de résistance et de créativité, permettant de maintenir ouverte la dimension subjective et relationnelle de l’expérience humaine.
Ce numéro souhaite ainsi ouvrir un espace de réflexion sur les pratiques d’accompagnement — discursives, philosophiques ou spirituelles — et sur la place singulière qu’elles occupent aujourd’hui, notamment dans le domaine de la santé. Les contributions pourront explorer la manière dont ces pratiques se déploient dans des contextes variés : pratiques privées, professions socio-éducatives, milieux d’enseignement, pratiques artistiques ou encore institutions hospitalières.
Volume 6 – Pop culture
Le sixième numéro de la revue Ouvertures sera consacré à la pop culture, notion aux contours mouvants mais aux enjeux culturels et sociaux bien réels. Longtemps opposée à la « haute » culture des élites, la culture populaire désigne aujourd’hui l’ensemble des expressions culturelles qui émergent du peuple, circulent largement et participent à façonner les imaginaires collectifs. Devenue au fil du temps un phénomène de masse, la pop culture est aussi devenue un espace où se jouent des enjeux économiques, politiques et identitaires majeurs.
Dans les sociétés contemporaines, la pop culture ne se limite plus au divertissement : elle participe à la construction des identités individuelles et collectives. Amplifiée par les réseaux sociaux et les industries culturelles, elle brouille parfois les frontières entre culture officielle et culture populaire, entre expression créative et récupération politique ou commerciale. Elle peut être à la fois un lieu de créativité et d’émancipation, mais aussi un espace de fragmentation et de polarisation culturelle.
Ce numéro propose d’explorer deux axes principaux. Le premier consiste à interroger la pop culture comme discours sur notre manière d’habiter le monde, notamment à travers les transformations du rapport au corps, à la santé et aux médias dans un contexte marqué par la surmédicalisation de l’existence et la circulation massive des opinions. Le second axe porte sur les enjeux identitaires et collectifs que la pop culture met en jeu aujourd’hui : comment articuler les expressions de la culture populaire et celles de la culture dite officielle ? Peut-elle encore être une source de créativité et de renouvellement culturel, ou participe-t-elle à une fragmentation croissante de nos sociétés ?
En interrogeant les liens entre culture, langage et subjectivité, ce numéro souhaite ouvrir une réflexion sur la manière dont la pop culture façonne nos identités, nos imaginaires et notre manière de faire société.
Volume 5 - Hommage à Richard Abibon
Comment rendre hommage au psychanalyste Richard Abibon sans parler à sa place ? Comment évoquer son travail sans l’interpréter à nouveau, sans confisquer sa parole ? Telle est la difficulté qui a guidé la préparation de ce numéro de la revue Ouvertures.
Plutôt que de prétendre dire Richard Abibon, nous avons choisi de laisser résonner sa parole. Fidèle à la démarche qu’il défendait lui-même — celle d’un « parler de soi » au cœur de la pratique psychanalytique — ce numéro propose de donner la parole à celles et ceux que sa pensée, ses écrits, ses enseignements ou sa présence ont mis au travail.
Psychanalyste engagé dans le dialogue entre les différentes écoles, Richard Abibon a consacré sa vie à une pratique vivante de la psychanalyse. Son travail sur le rêve, son attention à la parole singulière du sujet et sa conception d’un analyste qui accompagne sans se substituer à l’analysant demeurent des sources importantes d’inspiration pour celles et ceux qui poursuivent aujourd’hui cette tâche.
Ce numéro invite ainsi les auteurs à témoigner de l’effet qu’a produit la rencontre avec Richard Abibon ou avec son œuvre : rencontre clinique, intellectuelle, amicale ou simplement de lecture. Dans cet esprit, les contributions sont encouragées à adopter une écriture au « je », afin de rendre compte de ce que cette rencontre a mis au travail dans le parcours singulier de chacun.
Quelques pistes de réflexion (non exclusives) :
-
le travail du rêve et son interprétation ;
-
les effets des catégories psychiatriques sur les sujets ;
-
psychanalyse, transfert et phénomènes sectaires ;
-
le « parler de soi » comme reprise d’une énonciation au « je » ;
-
la question du doute, de l’origine et de la subjectivité.
Ce numéro souhaite ainsi poursuivre, à sa manière, le mouvement initié par Richard Abibon : faire de la psychanalyse un espace où chaque sujet peut risquer sa propre parole.
La revue Ouvertures accueille des textes qui explorent les formes contemporaines du croire. À la croisée de la théologie, de la psychanalyse, de la philosophie et des sciences humaines, elle se veut un lieu de réflexion, de dialogue et de mise en parole de l'expérience humaine.
Chercheurs, praticiens, étudiants et auteurs sont invités à soumettre des articles, essais ou réflexions en lien avec les axes suivants : spiritualité et traditions religieuses, pratiques d'accompagnement, enjeux contemporains du croire, dialogue interdisciplinaire, expériences du sens et de la subjectivité.
Les textes sont soumis à l'évaluation du comité éditorial.
Pour soumettre une contribution ou obtenir les modalités de publication:




Entre la page blanche et la publication, il y a un acte de foi discret : croire qu’une parole mérite d’être dite et qu’un autre pourra la recevoir.






